Internet prend-il le pas sur la Télévision ?
2010
Les entreprises doivent-elles investir dans leur stratégie de communication sur Internet au détriment de leur télévisuelle ? A en croire une étude réalisée par les cabinets Harris Interactive et Fleishman Hillard (Juin 2010), oui !
Des résultats en faveur d’Internet.
En effet, selon ces deux cabinets, en France, Internet est devenu le media le plus influent dans les prises de décisions des consommateurs et ce depuis 2008. Cependant, en 2008, Internet ne dépassait la Télévision que d’une courte longueur (38% contre 35%). Aujourd’hui, Internet a nettement fait grimper son influence en devançant la Télévision de 26%. Avec 53% récoltés, Internet est deux fois plus influent que la télévision (27%), six fois plus influent que la radio (9%) et dix fois plus influent que la presse écrite (5%).
Internet 2ème source de conseils et d’information.
Selon la deuxième édition de l’Indice d’Influence Numérique de Fleishman-Hillard/Harris Interactive, en France, les deux principales sources de conseils et d’informations sont les amis, la famille ou les collègues (20%) et Internet (12%). Après quelques années de balbutiements, Internet permet maintenant en effet de facilement trouver des conseils d’autres internautes, de comparer différentes options, de trouver des professionnels et des services, d’agir plus vite, de faire des économies et d’agir avec davantage de confiance.
En effet, d’après Géraldine Bernard dans Marketing Magazine, lors d’achats de billets de spectacles (à 52 %), automobile (53 %) et séjours à l’hôtel ou en location (63 %), les consommateurs déclarent avoir pris en compte de façon décisive ce qu’ils ont vu, lu ou entendu sur la Toile.
Des annonceurs hésitants.
Cependant, les entreprises et autres annonceurs semblent se montrer encore un peu frileux à l’idée d’investir dans leur stratégie de communication online. En effet, malgré cette forte influence d’Internet dans les prises de décisions des consommateurs avérées, Cyrille Arcamone, PDG de Fleishman-Hillard France, souligne que « les annonceurs sont à un tournant important dans leur mode de communication en ligne. Il faut qu’ils prennent en compte Internet comme média principal dans le processus de décision des consommateurs et développent des stratégies de communication digitale pertinentes et originales pour arriver à développer une relation avec ce nouveau public ».
De plus, Taline Mouradian, directrice du planning stratégique chez Nurun, note que « depuis cinq ans, la part du budget consacré au Web, de l’ordre de 5 à 6 %, n’a que très peu évolué. Pour autant des différences d’attitudes significatives entre les marques existent».
Une légère augmentation des investissements.
Afin de contraster les propos précédemment exposés, notons que selon la quatrième édition de l’Observatoire de l’e-pub, le marché Français de la publicité en ligne a progressé de 8% au premier semestre 2010.
En effet, selon l’Observatoire de l’e-pub, le marché de la publicité en ligne (Internet et mobile) redécolle en France profitant notamment de la volonté des marques d’investir autour de leurs noms notamment à travers l’usage de la vidéo qui explose (+170%).
L’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne devrait par ailleurs consolider cette tendance. Ils pourraient apporter 50 millions d’euros au marché de la publicité sur internet cette année.
La bonne surprise vient du mobile (sur lequel nous avions précédemment publié un article) dont les investissements publicitaires flambent de 30%, porté par le succès des Smartphones et de l’internet mobile.
En résumé.
Malgré une légère amélioration depuis le premier semestre 2010 et une augmentation des investissements publicitaires en ligne (Internet et mobile), les entreprises et autres annonceurs semblent encore être réticents face à l’émergence de ces (nouveaux) moyens de communications. L’e-marketing et le m-marketing apparaissent comme l’avenir de la communication pour les annonceurs. Il est donc maintenant indispensable pour les entreprises d’équilibrer leurs investissement en termes de communication en ne défavorisant plus le marketing en ligne. Les annonceurs doivent prendre conscience de la montée en puissance d’Internet et du mobile comme moyens de communication et s’adapter à l’évolution de leur influence sur les consommateurs à travers le monde.
Nicolas L.



